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Le rôle de l'entourage par Hervé Martini

Dernière mise à jour : 12 oct.


Alcoolisme : se mobiliser pour aider ses proches dépendants

Souvent oubliés lorsque l'on parle de l’alcoolisme, les proches des malades ont pourtant un rôle fondamental dans leur rétablissement. Comment se mobiliser pour les accompagner ?


L’alcoolisme, une maladie désastreuse

Chaque année en France, plus de 41 000 personnes décèdent de l’alcoolisme. Premier produit psychoactif dommageable avec le tabac, l’alcool peut aboutir à une dépendance maladive insidieuse. Bien que de plus en plus démocratisée, la parole sur l’alcoolisme reste encore taboue et s’accompagne parfois en supplément d’un corps médical en difficulté face à cette maladie. "Même les professionnels de santé peuvent passer à côté des signaux de la maladie" assure l'addictologue Hervé Martini, également secrétaire général adjoint de l’association ANPAA.

Un entourage en souffrance

Cette souffrance qu’inflige la maladie au malade, s’applique également à son entourage proche, "il y a un effet miroir sur l’entourage" explique le docteur Hervé Martini. L’entourage peut passer par plusieurs phases lorsqu'il prend conscience des signes de dépendance : surinvestissement, contrôle, désespoir, déni, souvent accompagnées d’un sentiment de culpabilité ou de honte. Il est préconisé de reconnaître "son impuissance et que les malades ont une vraie maladie, c’est déjà déculpabilisant".

« Réapprendre à vivre pour aider le malade »

Bien qu’une aide extérieure puisse aider le malade en l’accompagnant avec des programmes structurés et des soins, son entourage reste une des principales clés de sa guérison, "si l’entourage se noie avec le malade, on ne s’en sortira pas".

Se reconstruire pour aider le malade à la guérison est primordial, "il faut surpasser l’oubli de soi et apprendre à lâcher prise, le fait de se détacher est ce qui est le plus dur, mais ce n’est pas abandonner".


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L'alcool m'a emprisonnée pendant 32 ans, petit à petit, sournoisement. J'avais 28 ans. Un soir, il est entré dans ma vie sans me demander mon avis, et je ne m'en suis débarrassée qu'à presque 60 ans.