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La guérison sans détour*

Les objectifs

Les membres de la Croix Bleue Moselle Ouest vise sans détour la GUÉRISON des buveurs excessifs et des personnes dépendantes de l’alcool, par une démarche volontaire, personnelle, libre mais aidée dans le cadre d’une action collective et engagée par des militants bénévoles ayant pour la plupart eux-mêmes expérimenté l’efficacité de la méthode Croix Bleue.

Cette méthode est basée sur un accompagnement dont la spécificité consiste en un engagement d’abstinence de boissons alcooliques.

Cette démarche s’effectue dans le cadre de plusieurs structures complémentaires, entités locales, groupe régional, Services de Soins et de Réadaptation (SSRA), services spécialisés en addictologie, Csapa.

Le but de la Croix Bleue n’est pas de prôner l’abstinence comme règle de vie, mais de favoriser par ce moyen l’accès de l’ancien buveur à un mode de vie plus stable ; son existence se réorganise sans la dépendance au produit alcool, considéré comme un obstacle à l’exercice de ses responsabilités individuelles, familiales ou professionnelles.


L’accompagnement du buveur par un non-buveur

La Croix Bleue met en avant la nécessité d’un accompagnement plus large du buveur et du non-buveur qui, à la Croix Bleue, est obligatoirement un membre accompagnant formé à cela.

Cet accompagnement se manifeste dès le premier contact jusqu’à la concrétisation d’un nouveau projet de vie susceptible de modifier profondément les conditions d’existence de l’ancien alcoolique, dont certaines ont pu se dégrader à l’extrême.


L’impact économique de la guérison

La mesure de la guérison est difficile à évaluer sur le seul mode de consommation.

Ce que l’Association peut mesurer, c’est le pourcentage de personnes ayant tenu leur engagement d’abstinence sans le secours d’une cure, ce pourcentage est de 52% des abstinents Croix Bleue.

Il ne s’agit donc pas de prôner le refus de tout alcool comme particularité à revendiquer, mais de défendre l’idée que seule la reconnaissance de l’efficacité de l’abstinence, moyen unique reconnu jusqu’à maintenant, permet à certains buveurs de se sortir du cercle de la dépendance alcoolique.

L’importance de l’acquisition d’un langage commun justifie également un effort de formation, car les notions véhiculées par l’Association sont peu familières à un public très peu homogène.


Les efforts de la Croix Bleue pour la guérison

  • la guérison physique

Par l’engagement d’abstinence et l’accompagnement du bénévole, la personne malade guérit déjà physiquement de certains maux créés ou aggravés par l’absorption d’alcool tels que polynévrite, maladies gastroentérologiques…

  • la guérison psychologique

Le buveur souffre souvent de dépression, et l’entourage affectif des membres aide à la guérison.

La restauration de la personnalité discréditée aux yeux de l’entourage et de la société a lieu lors du suivi régulier des réunions de la Croix Bleue.

Ces réunions sont en effet le lieu d’expression privilégié de la personne, de son écoute par les autres participants, d’échanges et de découvertes, de l’effort de tolérance et acceptation des différences.

  • La réinsertion sociale.

La Croix Bleue n’assiste pas, elle accompagne.

Elle ne fait pas "à la place de", elle suscite une démarche qui permettra à la personne de faire le nécessaire pour se réinsérer socialement.

  • Mise en place d’un projet de vie

Ces différents stades de guérison franchis, la Croix Bleue a l’ambition d’aller plus loin, pour consolider la situation de l’intéressé, et de pouvoir parler de guérison.

L’objectif de la Croix Bleue n’est en effet pas l’abstinence d’alcool en soi, mais l’épanouissement de la personne dans sa totalité, tous les efforts seront donc faits avec elle pour qu’un réel "projet de vie" lui soit accessible, tant au sein de l’Association qu’en dehors, après consolidation de sa personnalité fragilisée par la dépendance de l’alcool.

Ce projet de vie fait la spécificité réelle de la Croix Bleue par rapport à d’autres Organismes qui ne prennent pas en charge la globalité de la personne.

Il se peut, pour un temps déterminé, que soit accepté ce qu’on appelle aujourd’hui la « RDRD » réduction des risques et des dommages, par la réduction de la consommation de produits mais là aussi cela ne peut durer qu’un temps. Car réduire sa consommation c’est toujours être dépendant avec ou sans médicament.


Roland Mansuy – Croix Bleue Metz et Environs


* Article rédigé d’après la lecture de différents sujets traitant de l’addiction.

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