• croixbleue57

L'interprétation de la souffrance

Un mal est l’interprétation qui en est faite.


D’où nous viennent ces interprétations de la souffrance de l’autre ?


Lors de la prescription de soins, pourquoi cherchons-nous toujours le pourquoi du comment quant aux suites à donner, par le praticien ou le patient.


Nous ne chercherons jamais du point de vue du souffrant mais bien par rapport à nous-même. C’est-à-dire ce que je ferais à sa place ?


S’agissant ici de soins, de quoi le patient a le plus besoin ?

· D’être entendu quant aux douleurs ressenties !

· De pouvoir communiquer sur ses douleurs,

· De préciser quels soins sont les plus appropriés en regard de sa maladie,

· D’échanger sur les trajectoires, sur les outils, sur la durée des soins, même si c’est chronophage, etc.


De la souffrance :


Les amis ne sont pas experts de la maladie, et peuvent ne pas savoir comment se comporter face à une nouvelle situation, organisation. La façon de parler de la maladie, des aptitudes plutôt que des inaptitudes, est donc importante. De même, les membres d’un collectif peuvent sensibiliser à la nécessaire prise en compte des différences, et à l’instauration d’un environnement solidaire.


Fausses croyances


· Maladie de l’usure, les rhumatismes sont associés au vieillissement

· Maladie invisible donc pas prise au sérieux

· Pas grave versus une maladie « mortelle »

· Une personne qui demande une RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé) ne souhaite pas travailler

· Les activités physiques sont délétères dans les lombalgies chroniques

· Avec une arthrose on peut finir dans une chaise roulante

· Ne pas masquer la douleur afin de mieux connaitre sa maladie

· Le repos ou l’inactivité permettent de réduire la douleur

· La douleur indique le niveau d’usure…


Comment parler de sa maladie, de la douleur, de la fatigabilité


· Un patient atteint de rhumatisme ne se résume pas à sa maladie : il peut mettre en avant ses capacités, projets…

· Utiliser une méthode positive pour parler de ses besoins : j’y arrive mieux ainsi, c’est plus efficace pour moi… évoquer les aptitudes plutôt que les inaptitudes

· La prise des médicaments au travail peut poser problème si l’on ne souhaite pas faire connaître son état de santé…Ainsi, la prise d’antalgique parfois indispensable, peut donner la sensation d’être diminué. Se pose alors la question de la façon de parler de l’utilité du traitement.


Le dire et l’estime de soi.


Différents points de vue peuvent s’exprimer et donc il convient de rappeler à toute personne atteinte d’une MR (maladie reconnue) qu’elle dispose de la liberté de faire, de dire ou ne pas dire sa maladie. Dans tous les cas, il est préférable de conseiller :

· D’adopter une attitude positive et rester à l’écoute de son environnement pour ne pas s’isoler, éviter de considérer la hiérarchie et/ou le collectif de travail comme une menace…

· De ne pas considérer la situation comme définitive


Le patient peut aborder ces questions souvent délicates avec son médecin traitant, son médecin du travail, lesquels sont astreints au secret médical, avec un service de santé au travail, ou encore en toute liberté avec un mouvement d’entraide.




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L'alcool m'a emprisonnée pendant 32 ans, petit à petit, sournoisement. J'avais 28 ans. Un soir, il est entré dans ma vie sans me demander mon avis, et je ne m'en suis débarrassée qu'à presque 60 ans.